Comment faire de belles photos en URBEX?

 

Sachez que quelques règles simples à appliquer pourront vous simplifier la vie.

Trouver des lieux :

C’est une règle d’or dans le milieu de l’exploration urbaine :

Ne pas dévoiler l’adresse (exacte) des lieux dans lesquels on se rend afin d’éviter qu’un nombre important de personnes malvenues ne s’y engouffre. Et donc, éviter les dégradations et/ou pillages des lieux qui font le bonheur des photographes, vidéastes ou même simples explorateurs respectueux.

Mais alors, comment trouver de nouveaux lieux qui valent la peine d’être vus?

  • Rejoignez une personne ou un groupe de personnes plus expérimentés qui pourront vous dévoiler plus facilement les bons filons sans exposer au reste du monde les adresses qui vous intéressent
  • Devenez la source de l’info en observant le monde qui vous entoure. Arrêtez de voir et commencez à regarder! Levez les yeux et regardez au delà du premier plan qui vous saute au yeux. Observez l’horizon et demandez-vous si vous aviez déjà remarqué certains éléments qui vous semblent nouveaux alors que vous vivez là depuis toujours
  • Prenez le temps de prendre le temps. Prenez sans cesse de nouveaux chemins pour vous rendre vers un endroit familier. Promenez-vous sans but apparent et une fois de plus, découvrez ce que la nature nous offre sans rien attendre en retour

Pour ce qui est du matériel indispensable à acquérir avant de commencer vos explorations urbaines, je préfère vous renvoyer directement à cet article car mon intérêt est bien ici de vous parler de photographie avant tout et je n’entrerai pas moi-même dans ce genre de détails.

Pour autant, je tiens quand même à accorder un point particulier à la sécurité.

  • Faire de belles photos, c’est bien. Mais s’il vous plait, ne prenez aucun risque en entrant dans certains lieux complètement en ruine. Faites toujours bien attention où vous marchez et soyez toujours accompagné en cas d’incident.
  • Je ne pourrai aussi que vous suggérer d’avoir toutes les autorisations possibles avant de vous rendre quelque part (vous en faites ce que vous voulez mais au moins je l’aurai dit).
  • Ne laissez derrière vous que des empruntes. Ne volez rien, ne dégradez rien et laissez aux autres le plaisir de vivre l’instant dont vous profitez

La photographie d’architecture :

Si je devais vous donner un autre style de photo à observer pour nourrir vos photos en milieu urbain, je vous dirais de vous référer aux photographies d’architecture.

En effet, quand on fait de la photographie URBEX, la majorité du temps notre sujet est un bâtiment, une pièce ou du mobilier. Pour cela, voici quelques règles simples afin de composer au mieux vos images :

  • Attention particulière à la règle des tiers : décomposez votre images en 3 parties égales dans le sens de la hauteur et en 3 autres parties dans le sens de la largeur. Vous retrouvez ainsi les 4 lignes de force ainsi que les 4 points de force (intersections des lignes) de votre images avec lesquels vous pouvez composer votre image

  • Jouez avec les symétries et les fuyantes de votre sujet pour ajouter de la force à votre image

  • Certains sujets offrent une géométrie intéressante lorsqu’on se place frontalement à eux, d’autres sont plus intéressants lorsque l’on joue avec leurs perspectives et leur profondeur dans l’espace. Dans les deux cas, apprenez à cadrer votre image grâce aux arrêtes des murs, des plafonds où d’un élément important que vous aurez choisi afin d’être sûr que votre photo soit bien bullée (parfaitement parallèle à ces éléments). Même si un recadrage en post-traitement est toujours possible, ce qui est fait à la prise de vue n’est plus à faire par la suite.

Des sujets sombres :

Et oui c’est l’un des éléments les plus sensibles (c’est le cas de la dire) à régler auquel vous allez faire face lors de vos prises de vue intérieures. Il fait souvent très sombre et il est difficile d’avoir de beaux rendus dans ces conditions. Mais pourquoi ?

Quels sont les éléments qui influent directement sur le rendu de ma photo lorsque les conditions lumineuses sont à ch**r?

  • La grandeur et la sensibilité de votre capteur : C’est un réglage sur lequel vous n’aurez aucune influence à moins d’acheter du nouveau matériel. En effet, au plus votre capteur est grand, au plus il sera sensible à la lumière et donc, acceptera les conditions que vous lui imposerez lors de vos explorations. La composition de votre capteur sera lui aussi important. Sony par exemple a sorti les gammes S (sensibility) & R (resolution) pour combler ses adeptes en fonction de leurs besoins. Pour ceux que ça intéresse, sachez que dans le premier cas, le capteur est composé de 2 x moins de pixels que pour la série R, ce qui permet aux photosites (plus grand du coup) de capter plus de lumière. Dans le deuxième cas, 2 x plus de pixel que pour la série S et donc une plus grande résolution au détriment de la sensibilité à la lumière  

 

  • L’ouverture du diaphragme : Il est représenté par le petit chiffre qui suit le « f 1: » sur votre objectif. Sans trop entrer dans les détails (car ce n’est pas le sujet de notre article mais j’y reviendrai bientôt) Au plus ce chiffre est PETIT, au plus votre objectif ouvre GRAND et donc, laissera entrer de la lumière dans le boitier lors de la prise de vue. Il sera donc important d’ouvrir au maximum votre le diaphragme lors de votre shooting en basse luminosité pour capter un maximum de lumière. Le fait d’ouvrir le diaphragme aura un impacte direct sur la profondeur de champ de votre image mais une fois de plus, c’est un autre sujet (on y reviendra dans un autre article). 

 

  • L’ISO : Autrefois (à l’heure de la photographie argentique), on choisissait notre pellicule en fonction du type de photos que l’on souhaitait faire. Lorsqu’on achetait une pellicule avec un ISO élevé, on se décidait pour de la photographie en basse luminosité. La pellicule était donc plus sensible mais une fois de plus, au détriment de la résolution car les grains d’argent qui permettent la réaction chimique et qui la composent sont plus gros. C’est exactement la même chose avec les boîtiers actuels sauf que nous pouvons définir l’ISO qui nous convient directement dans les réglages. Attention cependant à ne jamais dépasser la limite acceptable qu’offre votre boîtiers au risque de voir apparaître du grain dégueulasse dans votre image. Cela dépendra de votre boitier, quelques tests resteront à faire.

 

  • La vitesse d’obturation : Dernier réglage mais non des moindres, elle est le laps de temps durant lequel le diaphragme restera ouvert afin de laisser entre plus ou moins de lumière dans votre boîtier. Attention petit rappel : 1/50 sec est bien 2 x plus LONG que 1/100 sec contrairement à ce que notre cerveau pourrait nous laisser croire. Essayez de ne jamais passer en dessous de 1/100 sec à main levée afin d’éviter les micros secousses et donc les flous de bouger que vous n’apercevrez qu’une fois sur le grand écran de votre ordinateur.

Dans l’idéal donc, commencez par ouvrir votre diaphragme au maximum et diminuez la vitesse d’obturation jusqu’à la limite de 1/100 sec avant de toucher aux ISO.

Si votre reflex vous impose d’augmenter encore votre exposition (arrivé aux limites en terme d’ISO, de vitesse (1/100) et de diaph), Assurez-vous de prendre un trépied avec vous pour augmenter encore le temps de pose (vitesse d’obturation) sans devoir augmenter les ISO et donc dégrader votre image. Dans l’idéal, déclenchez votre appareil via un déclencheur à distance ou grâce au retardateur afin d’éviter les micros secousses (qui pourraient se voir à cette vitesse) lorsque vous appuyez sur le déclencheur.

Un post-traitement réfléchi :

  • Pensez à shooter en RAW une fois de plus pour vous laisser de la marge lors des retouches
  • Contrastez bien votre image tout en récupérant un maximum d’infos dans les hautes comme dans les basses lumières. N’hésitez pas à obtenir des noirs profonds (tout en gardant un minimum de détails)
  • Ajoutez éventuellement un peu de clarté pour voir apparaître quelques détails dans les coins sombres de votre image
  • Goût personnel : Cassez les noirs grâce à la courbe des tonalités (sur Lightroom)
  • Goût personnel : Ajoutez une couleur de votre choix dans les hautes lumières ainsi qu’une autre dans les basses

 

Sachez par ailleurs que j’ai décidé il y a peu de créer une chaîne sur laquelle j’explique en détails et chaque semaine, comment obtenir un beau rendu dans un style de photo différent à chaque fois!

Cette semaine, c’était justement la photographie en exploration urbaine qui était à l’honneur alors si cela vous intéresse, vous pouvez cliquer sur le lien juste en dessous afin de voir la vidéo que j’ai concoctée rien que pour vous!

A très vite pour de nouvelles aventures!

admin8650

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